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→ Mercredi 11 juillet : Résultats définitifs du bac suite aux épreuves de rattrapage

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Petite forme théâtrale en TVA

Publié dans Vie du lycée

SV02La classe de Terminale Vente-Accueil a la chance d’être inscrite cette année dans le dispositif culturel académique Lycéens au spectacle vivant. Le projet a été inauguré ce mardi 6 mars par une petite forme théâtrale, proposée par la Troupe El Ajouad, dans le cadre du cours de Madame Courtet.

Effet de surprise !

Les élèves ont été surpris par l’entrée en matière assez désarçonnante : un individu inquiétant, en costume avec un bandeau cachant un oeil borgne, a fait irruption dans la salle de cours, leur distribuant dans un silence de plomb un texte non signé, mais dont on comprendra plus tard que l’auteur n’est autre que Victor Hugo !SV06

Cette intervention théâtrale abrupte a cueilli les élèves, suscitant quelques rires mais surtout une attention aiguisée : « ça nous a réveillé ! », « ce n’était pas commun ! » ont-ils ensuite réagi, lors de l’échange qui a suivi la représentation.

La petite forme théâtrale a consisté en trois temps successifs : trois mises en scène différentes de scènes construites autour d’extraits des deux dernières pièces écrites par Victor Hugo pendant son exil : Mille francs de récompenses et L’homme qui rit, pièces que l’auteur ne voulait pas voir jouer en France tant que la liberté n’y serait pas revenue.

Trois versions d’une même scène pour comprendre le travail de metteur en scèneSV07

La première scène a suscité chez les élèves une forte empathie pour Glapieu, jeune bandit au grand coeur, repris de justice, traqué par la police ayant trouvé refuge, essoufflé dans la salle de classe… SV03Sa fuite et sa panique ont suscité la compassion…

Mais la deuxième version, plus rythmée et tendue encore, a engendré quel-ques inquiétudes... Glapieu ne serait-il pas finalement un psychopathe dangereux ? L’oppression a saisi l’assi-stance, les yeux se sont baissés… Jusqu’à cette troisième version, musicalisée, plus détendue, moins fidèle au sens du texte, quoique… La forme « rap » n’était-elle pas un clin d’œil à la dénonciation d'une justice à deux vitesses, chère à NTM ?!

Après ce temps théâtral fort et percutant, Laure Blanchet, intervenante de Côté cour, structure culturelle portant cette action soutenue par l’action culturelle du Rectorat, la DRAC et la Région Bourgogne-Franche-Comté, a proposé à la classe un échange avec les comédiens.

Un échange riche et stimulant avec les comédiensSV4

Etienne Durot et Romaric Bourgeois, de la compagnie El Ajouad (« les généreux », en arabe) qui présente également une forme longue à cette pièce en tournée actuellement, ont ainsi expliqué aux élèves leur parcours en tant qu’intermittents du spectacle, le travail du comédien lors des répétitions (une semaine pour cette petite forme), et le côté impressionnant de ce mode d’intervention en milieu scolaire, sans « quatrième mur » comme au théâtre (c'est-à-dire l’obscurité de la salle où se trouve le public). Les élèves ont reconnu combien, pour eux aussi être ainsi « en plein milieu de l’action », en son cœur, était impliquant. Heureusement « la dernière version reposait de la deuxième » a précisé Victor ! En effet « ça chauffe » avec la deuxième interprétation (plus violente) souligne notre élève Etienne, sensible à l’introduction de la rythmique musicale.

SV09L’échange se poursuit avec quelques considérations sur la place du corps au théâtre (et son déni à l’école), sur le langage et le niveau de langue (la capacité de Victor Hugo à mettre sur scène le langage du peuple), et surtout sur le propos du texte et sa force d’interpellation (au sens propre et figuré) qui n’a pas échappé aux élèves. Laury, sensible à ce cri de révolte et d’injustice, résume bien le message « la société nous met dans une case » et on est condamné à y rester… Etienne confirme crument : « ça parle des riches qui s’assoient sur les pauvres » !SV08

Un moment qui marquera les esprits

Bien que fort agité sur sa chaise, Mathéo mesure l’intérêt de ce moment riche qui leur a ainsi été offert : « cela nous permet de devenir meilleur citoyen » ! Cette appréciation est sans doute la meilleure reconnaissance pour les comédiens et les acteurs du dispositif : la culture comme éveil de conscience et d’esprit critique…

Prochaines étapes : une sortie au théâtre prévue en soirée tout public le Jeudi 27 avril pour voir Les Clowns de Cervantes. Puis un atelier de pratique théâtrale proposé aux élèves de la classe dans l’établissement… Pour devenir acteur après cette école du spectateur !

Lire le texte (monologue) distribué aux élèves

Le Lycée Pontarcher en quelques mots

pourquoiLe lycée professionnel Pontarcher est un établissement d'enseignement professionnel dans les métiers de l'hôtellerie et des services. Il compte environ 500 élèves, originaires de toute la Haute-Saône et des départements limitrophes. Ouvert en 1972, l'établissement est situé à l'est de la ville de Vesoul, et bénéficie d'un environnement aéré et agréable.

Bien identifié dans le département pour sa carte de formation, le lycée s'affirme entre son passé et ses ambitieux projets. La construction, par la Région, d'un pôle hôtelier spacieux, moderne et fonctionnel, s'inscrit dans la continuité des aménagements.

Pourquoi Pontarcher ? L'origine du mot remonte au XIIème siècle. A cette époque, il y avait à proximité un moulin à côté d'un pont avec des arches... Pont avec des arches... Pontarcher.